Description
Un attrape-rêves avec des feuilles.
De délicats reflets métalliques bleu turquoise et cuivré irisent son anneau.
Dans la tradition amérindienne, l’attrape-rêves est placé là où le premier rayon de soleil vient le frapper. Les songes du rêveur viennent se prendre durant la nuit dans le tissage, et le soleil vient, dit-on, brûler les « mauvais » rêves, et laisser les « bons » qui reviennent (habituellement) par les plumes, repeupler son sommeil.
Avec une conscience un peu plus élargie, on peut comprendre qu’il n’y a pas de « mauvais » rêves. La Lumière, cependant, vient éclairer les zones d’ombre, pour les amener à notre conscience et les transmuter pour notre évolution. Ce qui a été mis en lumière peut en effet revenir peupler nos songes pour des messages clairs nous élevant dans notre conscience de nous-même et de notre univers.
Les feuilles sont merveilleuses, elles permettent à la lumière solaire d’alimenter les arbres, lien entre le Ciel et la Terre. Elles ont donc un rôle de transformation de la matière grâce à la lumière. Cela fait irrésistiblement penser à l’Alchimie.
Puisse cet attrape-rêve permettre à son acquéreur une mise en lumière de son intérieur.
Les feuilles ici présentes sont, dans l’anneau : des folioles d’églantiers, des feuilles d’aubépine, de cerisier de Sainte Lucie et de cornouiller sanguin.
Les feuilles suspendues sont des feuilles de merisier.
* Pièce unique.
* Grès émaillé, cuisson Raku.
* Façonné dans les Hautes-Alpes, au bord du lac de Serre-Ponçon, France
* Diamètre 20 cm, hauteur totale 46 cm
* 8h15 d’ouvrage
Informations complémentaires
Pièce cuite en Raku, procédé ancestral japonais du XVIe siècle aux effets imprévisibles et merveilleux.
La pièce a été défournée à chaud (920°C) et enfumée dans de la sciure. Le choc thermique provoque les craquelures aléatoires et l’enfumage noircit les parties non émaillées, révèle les motifs des craquelures et donne son contraste à l’ouvrage.
ici, nous pouvons observer, en particulier en bas de l’anneau, des effets cuivrés dus à l’émail vert d’eau qui contient de l’oxyde de cuivre. A la cuisson, l’oxygène alimente le feu, il ne reste que le cuivre à la sortie du four, qui reprend bien vite des liaisons avec l’oxygène présent dans l’atmosphère pour créer ce vert du cuivre oxydé. Cependant, selon la vitesse de sortie du four et d’enfouissement dans la sciure pour l’enfumage, après celui-ci, des parties de l’émail peuvent rester réduites et donc présenter des atomes de cuivre pur, ce qui explique les reflets cuivrés visibles ici.
Les reflets bleu turquoise visibles en particulier en haut de l’anneau sont pour ma part beaucoup plus mystérieux. Je manque certainement de connaissances, mais ce dont je suis certaine, c’est de l’émerveillement que provoque chaque surprise de sortie de four avec son lot de craquelures et reflets métalliques merveilleux imprévisibles.
Le tissage est réalisé avec du fil de coton, comme le veut la tradition. Des perles de bois, de céramique et de verre symbolisent les trésors que peuvent receler les rêves.
Le tissage est un long procédé méditatif et de pleine conscience, comme le reste de l’ouvrage.
Entretien :
Les pièces en Raku demandent quelques précautions : éviter une exposition longue, régulière, en extérieur en plein soleil. Eviter le choc des différents éléments. Ne pas laisser exposé au gel.
Nettoyage : Un chiffon doux
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